Thérapie par les ventouses

Qu’est ce que la médecine des ventouses?   

Cette technique de soin millénaire dont Hippocrate se servait déjà 400 ans avant J.-C. a été réactualisée et codifiée sous le nom de médecine des ventouses. 

Comment ça marche? 
En provoquant par aspiration un afflux sanguin massif (hyperhémie), la ventouse entraîne une décompression au niveau de la zone où elle est posée. La circulation se fait mieux et la décongestion a de fait un effet antalgique. Selon sa localisation, elle va aussi stimuler des points d’acupuncture, et, couplée à une huile ou une crème (anti-inflammatoire, respiratoire), en accroître la pénétration et l’effet.

En pratique

A découvrir

À Lire

La Médecine des ventouses de Daniel Henry. L’auteur a consacré sa vie à l’étude des petits globes de verre et formé plus d’un millier de professionnels de santé en France et à l’étranger (deux volumes, Guy Trédaniel éditeur).

Temps de pose : en général vingt minutes, sauf sur certains endroits d’anatomie précis qui requièrent moins de temps.

Combien et où ? Les ventouses se posent un peu partout (dos, épaules, coudes, jambes, chevilles, mains…) en quantité variable (d’une à une dizaine environ) mais jamais astronomique (par exemple vingt sur le dos !). C’est la qualité de la pose qui fait l’efficacité.

Ventouses à chaud : c’est le mode d’action privilégié. On passe rapidement une flamme dans un petit bocal de verre afin de faire le vide d’air et on pose sur la peau, qui est alors aspirée.

Ventouses à froid : elles sont proposées dans certains cas (jeunes enfants, zones près des cheveux). L’aspiration est actionnée manuellement ou avec une pompe (comme pour un Aspivenin).

Ventouses scarifiées : la peau peut être scarifiée au préalable avec un matériel stérile (comme une petite griffure de rosier) pour augmenter l’efficacité sur des points congestionnés et des zones très douloureuses (tendinite, épicondylite).

Effets secondaires : aucun, sauf les fameuses marques qui partent habituellement en quelques jours.

Contre-indications : très peu, sauf la prise d’anticoagulants.

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